Parce que Marie avait les meilleures raisons de rester chez elle, et de chercher le repos ! Après qu'elle ait accepté d'être la mère de Jésus, laissée seule par l'ange, elle se retrouve face à elle-même : une fiancée enceinte avant son mariage était la honte de sa famille. Et si, de plus, le fiancé n'était pas le père de l'enfant, c'était le rejet total et la condamnation unanime.

Au lieu de se laisser écraser par l'angoisse, Marie se leva ; le verbe utilisé désigne aussi la résurrection : Marie ressuscita ! L'Esprit saint qui vient sur elle la redresse et lui donne courage et force. On retrouve ce même élan avec le Christ : en entrant dans le monde, J'ai dit : Me voici ! Comme Marie, Il le dit avec toute sa personne, corps et âme tout ensemble Tu M'as façonné un corps, alors J'ai dit : Me voici pour faire Ta volonté.

Pour nous aussi, dire oui à Dieu, c'est déjà une résurrection ! Levons-nous et portons la bonne nouvelle : Dieu est présent dans un enfant avant même de naître.

Dans notre fragilité, il révèle Sa puissance.

Dans notre faiblesse, Il manifeste Sa force.

Dans les ténèbres, Il est la lumière non pas brillante mais consumante

Dans l'humilité de la crèche, Il annonce la victoire de la croix

Dans l'angoisse d'une grossesse inattendue et dangereuse, Il donne à Marie la force de partager avec Elisabeth la joie du salut.

Dieu Se confie totalement à Marie. Il Se confie aussi à chacun de nous.

Dans Sa naissance, Il fait naître un monde nouveau.

Osons naître avec Lui à un monde nouveau.

Philippe de KERGORLAY