Les saints fêtés à Chelles

Chacune de nos églises et chapelles porte le nom d’un saint. Chacun à leur manière ils ont été disciples du Christ. Ils nous montrent le chemin. Olivier Vatar nous fait découvrir :

- Saint André (fêté le 30 novembre) patron de notre paroisse et de l’église du 12ème siècle.

- Saint Eloi (fêté le 1er décembre et 25 juin) patron du relais de la Roseraie.

- Sainte Bathilde (fêté le 30 janvier) patronne de la chapelle av de la Résistance.

Saint André (30 novembre)

Les évangiles racontent qu’André était le frère de Simon Pierre et que tous deux étaient pécheurs à Bethsaïda ; ils possédaient une maison à Capharnaum car il est dit que Jésus y demeura pendant qu’il prêchait dans les environs. André avait été le disciple de saint Jean Baptiste et ce fut lui qui désigna le Seigneur par ces mots : « Voici l’Agneau de Dieu. » André est l’un des autres disciples de Jean suivirent immédiatement le Christ et André gagna ainsi l’honneur d’être le premier des Apôtres. Il amena son frère, Simon Pierre, au Seigneur et ils devinrent ses disciples, mais ce ne fut pas avant que le Seigneur les ait formellement appelés alors qu’ils jetaient leurs filets dans la mer de Galilée. Ils laissèrent tout et le suivirent, abandonnant leurs familles, leur travail, et leurs biens. André figure avec Jacques et Jean en tête de la liste des douze Apôtres. C’est aussi lui qui amena devant le Seigneur l’enfant aux cinq pains et aux deux poissons lors de la multiplication des pains.

Nous possédons divers récits de la vie de saint André après la résurrection mais ils sont fragmentaires et surtout peu sûrs. L’historien chrétien Eusèbe de Cesarée dit qu’il prêcha en Scythie (Ukraine) ; saint Grégoire de Nazianze, par contre raconte qu’il alla en Epire (Grèce du nord). Et saint Jérôme en Achaie (Grèce du sud). Une tradition assez sûre semble indiquer qu’il se rendit en effet en Grèce. La tradition médiévale selon laquelle il se serait finalement arrêté à Constantinople et y aurait fondé une Eglise parait dénuée de tout fondement ; les détails de son martyre sont également incertains, d’après lesquelles il aurait été crucifié à Patras et aurait prêché deux ou trois jours aux gens venus assistés à son supplice. Il est toujours le patron de la Russie et de l’Ecosse.

Saint Eloi (1er décembre et 25 juin)

Il naquit vers 588 à Chaptelat près Limoge. Ses parents Eucher et Térrigia descendaient de vielles familles Gallo-romaines, converties depuis longtemps. Eloi fit son apprentissage chez un orfèvre de Limoges, puis il se rendit à Paris et entra au service de Bobon, trésorier royal. Ayant un jour reçu commande de la part du roi Clotaire II, d’un trône d’or incrusté de pierreries, Eloi employa le surplus des matériaux précieux qu’on lui avait fournis à en ciseler un second, si bien que lorsque le roi se déclara satisfait du premier, Eloi fit apporter l’autre en disant : « afin de ne pas perdre ce qui restait d’or, je l’ai appliqué sur celui-ci ». Clotaire fut tellement enchanté de son habileté et de son honnêteté qu’il le prit aussitôt au nombre de ses conseillers.

Malgré ses occupations à la cour, Eloi continua son travail d’orfèvre, et son biographe, son ami saint Ouen, énumère une foule d’œuvres admirables : tombeaux, croix, autels…. Comme ministre de Clotaire et de Dagobert, Eloi fut chargé de diverses missions diplomatiques mais il fut avant tout leur saint conseiller. Par ailleurs il racheta des prisonniers multiplia les aumônes et fonda des monastère A la mort de Dagobert Eloi put entrer dans le clergé ; le 13 mai 641, il fut sacré évêque de Noyon et, bon pasteur, sut trouver pour s’adresser à ses diocésains un style direct et simple qui nous le rend encore sympathique. Il s’éteignît entoure de la vénération de tous le 1er décembre 660. Le culte de saint Eloi s’est surtout développé vers la fin du moyen age ; il fut alors choisi comme saint patron de toutes les corporations des divers métiers du fer surtout les orfèvres et les maréchaux ferrants. La chanson sur saint Eloi et le bon roi Dagobert n’a rien perdu de sa popularité.

Sainte Bathilde (30 janvier)

Née en Angleterre, elle fut enlevée à sa famille et vendue comme esclave à Archenaud, maire du palais de Neustrie (Gaule du nord-Ouest) et allié au roi mérovingien. Remarquée pour la douceur et la grâce de son caractère, Bathilde se vit demander sa main par Clovis II, successeur du roi Dagobert, dans des circonstances qui ne nous ont pas été rapportées. A la mort de Clovis en 657, Bathilde exerça la régence en attendant que son fils, le futur Clotaire III fut en age de régner. Elle multiplia les fondations pieuses, venant en aide aux monastères de Jouarre, Faremoutiers, Jumièges, Fontenelle (Saint Wandrille) et créant ceux de Corbie et de Chelles, où elle se retira à la suite d’une révolution de palais. Elle mourut en 680.

Olivier Vatar 27 mars 2009